DE LA MARTINIQUE A LA GUADELOUPE

Samedi 9 mars. Depuis le temps que nous en parlions, l'équipage familial a rejoint le bord au Marin. Caroline et Ben ont fuit la neige de New York et Elodie, Alain et leurs deux moussaillonnes sont venus préparer leur bronzage d'été. 

A l'ombre sous notre bimini de fortune

Après l'après-midi baignade aux Salines!

Lundi 11 mars. Pour amariner le nouvel équipage, nous faisons une courte étape jusqu'à la Petite Anse d'Arlet. Malgré l'appréhension de Romy qui s'inquiète de savoir sil il y a suffisamment de place pour passer entre la cote et le rocher du Diamant (il y a presque 1 mille entre les deux!), personne ne nourrit les poissons!

Captain Ben à la barre

Le lendemain, nouvelle petite navigation jusqu'à Saint Pierre qui sera la dernière étape en Martinique. Si la ville a évidemment été reconstruite après l'éruption de 1902, elle semble ne jamais s'être remise de la catastrophe. Les bâtiments sont tristes, mal entretenus et même la petite plage de sable noir n'est pas vraiment accueillante. Et en supplément, alors que nous salivions à la perspective de déguster des accras à l'apéro, la cuisinière a déclaré forfait... 

La Montagne Pelée dans les nuages

Mercredi 13 mars, bye bye la Martinique et nous mettons le cap sur La Dominique. La traversée du canal Martinique-Dominique est assez ventée (20-25nd) et met à mal quelques estomacs!!!

Nous arrivons à Roseau, petite ville au sud de l'île où nous devons trouver, d'après mon guide, une zone de mouillage devant un hôtel avec un ponton pour l'annexe. L'hôtel n'est qu'une ruine, le ponton est détruit et tous les bâtiments que nous voyons de part et d'autre ne semblent guère en meilleur état. Et comme il n'y a pas de plage pour débarquer, l'équipage à l'unanimité décide de poursuivre la route jusqu'à Porstmouth, au nord de l'ile.

Après 10 heures de navigation depuis Saint Pierre, au grand soulagement de l'équipage, nous mouillons l'ancre à Portsmouth. L'endroit est un peu moins moche que Roseau mais le vacarme de la nuit nous fera fuir dès le lendemain matin sans nous donner envie de mettre pied à terre. Mention spéciale ce jour là à mes deux petites mousses qui ont résisté stoïquement à cette longue journée! L'ile est sûrement agréable à visiter, avec une végétation luxuriante, mais les aménagements pour la plaisance sont quasi inexistants avec une cote qui se prête peu aux mouillages.

La journée a été longue!

A 7 dans le bateau chacun dort où il peut!

Vive la cabine avant!

De La Dominique nous n'aurons finalement pas vu grand chose, et le 14 nous faisons route vers les Saintes; navigation tranquille de 20 milles avec 10 à 15 noeuds de vent. Grâce aux informations du bateau-copain Kusupa, nous nous rendons directement au mouillage de Petite Anse sur l'île de Terre de Haut. Arrivés à midi, nous trouvons heureusement une bouée disponible. Car, pour préserver les fonds sous marins, des bouées d'amarrage ont été installées dans les principales zones de mouillages. Et si aucune bouée n'est disponible, l'ancre est autorisée mais alors plus loin de la cote.

Après la tristesse qui se dégageait de St Pierre et l'inhospitalité de la cote de La Dominique, les Saintes rappellent les Grenadines; les boat-boys en moins, l'argent et le tourisme "de masse" en plus...Le Bourg des Saintes est un joli village, aux maisons basses et colorées, toutes bien entretenues. Et le long de la petite route qui relie Petite Anse au bourg, des nuées de scooters pétaradants véhiculent les touristes venus en ferry depuis la Guadeloupe pour la journée. 

Le Bourg des Saintes

Nous resterons quatre jours aux Saintes: baignades, balades, baignades...Mais aussi d'autres activités suivant l'humeur de chacun comme la récolte de noix de coco (ou du moins la tentative), bricolage, soins aux chats errants (quitte à me retirer le saucisson de la bouche!) ou approche du milieu du show bizz....

Star Clippers n'a que 3 mats de plus que Kerpage 2!

L'escale à  Petite Anse sera l'occasion de faire l'ascension du Chameau, le point culminant de l'archipel à 313m. La randonnée est assez difficile pour les petites jambes, surtout à cause de la chaleur, mais du sommet la vue est magnifique. 

Enfin arrivés au sommet!

Après Les Saintes, le 18 mars cap au Nord vers La Guadeloupe. 24 milles plus tard, nous arrivons à la marina de Pointe à Pitre où j'avais réservé une place pour quelques nuits. Et tout le monde est content de profiter des sanitaires pour prendre une vraie douche!

Le lendemain matin, nous louons une voiture pour quelques jours et nous partons découvrir les deux marchés aux légumes et aux épices de Pointe à Pitre. Marchés colorés et parfumés, et nous faisons le plein de fruits et légumes sur le premier marché, où les commerçant(e)s sont contents de nous faire découvrir leurs produits. Ce ne sera pas le cas du second marché car Elodie et Caroline se plaindront de l'agressivité des commerçantes devant leurs refus d'effectuer de nouveaux achats.

Sur le marché de Pointe à Pitre

Ce qui nous frappera lors de cette visite à  Pointe à Pitre, c'est l'extrême pauvreté qui semble régner ainsi que le délabrement et le manque d'entretien criant de la majorité des constructions. De même, de nombreux déchets traînent un peu partout, quant à l'état de la voirie...Le lendemain de cette visite, un gros titre sur un journal local parle du gouffre financier de la commune de Pointe à Pitre. Ceci explique sans doute cela. Mais globalement, lors de nos différentes promenades, nous serons choqués de voir autant de déchets déposés aux abords des plages.

Et à la fin de cette journée, Caroline et Ben reprennent déjà l'avion pour rentrer chez Albert et Martin!

Le lendemain, nous profitons de la voiture pour découvrir Basse Terre et une première marche nous conduit à la cascade aux Écrevisses. 

La cascade aux Écrevisses

Après la cascade aux Écrevisses, nous avons repéré sur notre carte une balade facile d'une heure parmi la forêt tropicale. Les arbres sont magnifiques ainsi que les quelques fleurs que nous découvrons. Mais très vite, la balade facile se transforme en opération "sauve qui peut" quand le sentier de randonnée devient un bourbier ininterrompu. J'y laisserai une scandale mais Alain jouera le Mac Gyver en me racommodant la sandale avec une liane!

Après cette matinée de randonnée, la pause déjeuner dans un restaurant à Pointe Noire est la bienvenue. Mais Roxane ne sera pas de notre avis...

Le lendemain marquera le dernier jour des vacances antillaises de mes bordelais. Balade et déjeuner à Ste Anne, avant un dernier bain pour eux à Gosier, puis direction l'aéroport!