Sao Jorge - 23 au 26 juin

Luc et Lionel m'ont rejoint à Horta le 20 juin. Le 23, une navigation tranquille de 25 milles nous a amenés à la petite marina de Velas. Blottie au pied d'une falaise, cette marina ne peut pas accueillir plus d'une vingtaine de bateaux. Calme assuré toute la journée, mais dès la tombée de  la nuit, les oiseaux de mer, des puffins, qui nichent sur la falaise s'envolent en poussant des cris très étranges  que je n'avais jamais entendus auparavant. Les cris s'estompent dans la nuit, heureusement!

Nous louons une journée une voiture pour parcourir l'île et découvrir d'autres sites que je n'avais pas eu le temps de voir à ma première visite.

 

La marina de Vales

La chapelle de Manadas

La lagune de Faja dos Cubres, au pied de la montagne.

Fresque en hommage aux chasseurs de baleines, pointe de Rosais

Sao Jorge - 14 juin

Nouveau déplacement en ferry pour découvrir l'île de Sao Jorge, distante de 20 milles d'Horta. Le ferry avance face à une houle assez formée et l'équipage distribue quelques sacs en papier...

C'est une ile toute en longueur, d'environ 40 km mais qui ne fait pas plus de 3 ou 4 km de large. A nouveau je loue un scooter pour faire un grand circuit sur cette ile qui est sans doute le jardin des Açores; partout de la culture et de nombreux troupeaux de vaches, ce qui change des quelques chèvres efflanquées que l'on croisait aux Antilles.

 

Arrivée sur Velas, ville principale de l'ile.

La place de l'église de Velas.

Ici aussi les falaises de 4 à 500 mètres tombent directement dans la mer. Sur la côte nord, deux routes en lacets particulièrement pentues permettent d'accéder aux villages blottis au pieds des falaises.

Ribeira da Areia

Ici aussi même les joints des murs sont peints!

Pico - 10 juin

L'ile de Pico se trouve à quelques milles de Horta mais son sommet est souvent caché par les nuages. Depuis quelques jours je suveillais la météo pour pouvoir m'y rendre car mon guide de navigation mentionnait (ausi) cette belle randonnée. 

Le 10, la météo étant favorable, je me rends avec le ferry à Madalena, la ville principale de l'ile; puis location d'un petit scooter pour me rendre une dizaine de kilomètres plus loin à la Casa da Montanha, le point de départ de la randonnée. 

Le droit à l'ascension du Pico Alto est payant (20€) mais en échange la sécurité est assurée : inscription sur un registre avec heure de départ et heure prévue pour le retour et prêt d'un GPS. Celui-ci  permet d'appeler les secours ou d'être localisé en cas de problème. 

3 heures plus tard et 1200 mètres plus haut, j'arrive sur le toit du Portugal. Car comme l'Espagne, le Portugal a décentralisé son point culminant (2351m)sur une de ses iles. A cause du manque d'entraînement depuis quelques mois, je me demandais si l'ascension ne serait pas trop pénible, mais tout s'est très bien passé. C'est 48 et 72 heures plus tard que j'aurai le feu dans les cuisses dès que je devrai descendre 3 marches!!! Mais pas de regrets, l'ascension et la vue sont magnifiques, en étant au dessus des nuages.

Le Pico Alto vu depuis Horta

Les 100 derniers mètres.

Faial dans une trouée des nuages depuis le Pico Alto

La culture de la vigne, à l'abri des murets de pierres.

Fresque sur un mur de Madalena.

Horta - rencontres!

Horta est réellement le point de rencontres et de retrouvailles de tous les navigateurs revenant des Antilles. Ensuite, les routes se sépareront pour se diriger soit sur la côte Atlantique, soit vers la Méditerranée. 

A St Martin je fais la connaissance de Patrick qui ramène à  Arzal le bateau, Malcom 2, qu'il a acheté là bas. Je rencontre également Antonella et Angelo, qui rentrent avec Stranizza de deux années passées en Patagonie. Chapeau bas! A plusieurs reprises pendant la transat nous nous "surveillons" mutuellement grâce à l'ais. Et c'est un vrai plaisir de se retrouver à Horta et se raconter nos aventures!

Autre retrouvaille quand un matin sonne mon téléphone: Laurent qui m'avait accompagné du Crouesty à Madère se trouve à Horta et a vu Kerpage. Il arrive lui d'une transat depuis Charleston (USA). Puis successivement ce seront 2 jeunes étudiants venant de Concarneau et que j'ai brièvement rencontrés à  la laverie de St Martin (endroit incontournable également...), un couple d'allemands croisé dans un bar de Carriacou pendant le carénage du bateau, puis Eléonore, Lionel et leurs 3 enfants avec qui nous avions passé  une super soirée aux Tobago Cays avec les Kusupa. Eux sont arrivés à  Florès, une autre ile de l'archipel et j'espère que nous nous recroiserons bientôt. 

Carte postale réalisée par Antonella, bateau Stranizza

Vue depuis ma place au ponton.

Horta - fin mai - début juin

Je continue la découverte de Faial dont l'histoire est marquée par deux faits importants. Il y a évidemment le volcanisme qui a donné son relief à l'île et qui fournit les pierres de construction. Et tous les trottoirs, à Faial mais aussi dans les autres communes sont pavés avec des petites pierres de lave, souvent agrémentés de motifs avec des pavés plus clairs.

 

Bord de mer, Horta

L'autre élément marquant de l'histoire de Faial est la chasse à  la baleine. Même  si elle n'est évidemment plus pratiquée, ce passé  est encore bien présent partout: sculptures, photos, icônes, souvenirs etc..témoignent de cette époque. Il y a même un musée de Scrimshaws qui étaient des dessins réalisés sur des dents de baleines; on en trouve encore mais sur des matières synthétiques.

La chasse à la baleine a marqué l'histoire de Faial.

Horta  - 25 mai

Vive les voisins! Johanne m'a envoyé une photo prise devant la maison, à l'occasion de la fête des voisins! Trop sympa! Je pense que l'ambiance ne devait pas être à la morosité...

 

Au plaisir de vous retrouver!

Horta - 22 mai

Nous avons loué une voiture pour découvrir l'île et nous faisons notre premier arrêt au Monte da Guia, un ancien volcan qui surplombe la ville; de là, superbe vue sur la Caldeira do Inferno, qui était le cratère du volcan.

 

La Caldeira do Inferno

Horta, depuis le Monte da Guia

L'arrêt suivant sera à Varadouro, où une piscine d'eau de mer a été amenagée parmi les rochers. Mais les pierres noires et très agressives de la lave et la mer du large perpétuellement agitée ne donnent pas vraiment envie de se tremper dans l'eau. Surtout que la température n'est plus celle des Antilles!

 

La piscine d'eau de mer.

Puis nous filons à la pointe la plus à l'ouest de l'île, la Ponta dos Capelinhos. Et nous arrivons dans un paysage complètement lunaire. En 1957, une importante éruption volcanique à agrandit l'île en créant deux nouvelles collines. Et 50 ans après, à  part quelques touffes d'herbes, la végétation n'a pas réussi à coloniser ce nouveau territoire. Pourtant, le sol se compose essentiellement de couches de cendres et de petites pierres et n'a pas l'aspect de fin du monde des champs de laves que nous avons vus à Lanzarote, aux Canaries.

 

Photo de gauche: l'éruption de 1957

Photo de droite: à droite du phare, les 2 nouvelles collines.

Évidemment le phare à été abandonné car il n'a plus d'utilité avec l'énorme obstacle qui le cache en partie. 

 

Le phare vu depuis le haut d'une des deux collines.

Dernier arrêt de la journée,  la Caldeira au centre de l'île. Il s'agit bien évidemment d'un ancien volcan et un chemin de randonnée permet d'en faire le tour en 2h30.  Nous commençons à emprunter le chemin mais nous sommes dans les nuages. La visibilité,  et donc l'intérêt, étant limités nous reprenons la voiture pour un retour à Horta.

 

La Caldeira, cratère principal et au fond cratère secondaire

Tout au long de cette journée, nous serons agréablement surpris par l'extrême propreté de tous les villages. Les vendeurs de peinture doivent faire des affaires car nous avons l'impression que toutes les maisons (mais aussi les murets, les clôtures etc...) sont repeintes tous les ans!

Moins agréable: les physalies que nous voyons échouées un peu partout. Ce sont des sortes de petites méduses que nous avons croisées par milliers pendant la transat. Une poche de couleur rosée flotte à la surface de l'eau tandis que leurs tentacules restent immergées. Mais le contact avec ces tentacules provoque des piqûres et brûlures...

 

Physalies échouées sur les galets

 

 

Horta - Ile de Faial - 21 mai

Nous voici dons arrivés avec 3 priorités :

- les formalités 

- une douche chaude

- une première bière au Café Peter Sport, mondialement connu chez les navigateurs!

 

Le célèbre café, qui fêtait ses 100 ans en 2018

Une autre spécialité d'Horta, ce sont les innombrables dessins et peintures laissés sur les quais, témoins du passage de tous ces bateaux.

Les fresques, des oeuvres d'art que je comprends!